Le marché du livre ralentit nettement, la présidente du CNL s’exprime sur France Inter

Invitée d’On n’arrête pas l’éco le 17 octobre 2026, la dirigeante du Centre national du livre a répondu à deux journalistes sur un marché en net ralentissement.

Nina Sauvageot Par Nina Sauvageot
3 min de lecture
Le marché du livre ralentit nettement, la présidente du CNL s’exprime sur France Inter
Un client parcourt une allée d’une librairie aux étagères en bois chargées de livres, en noir et blanc.

En bref

  • Entretien de 15 minutes sur France Inter, diffusé le samedi 17 octobre 2026.
  • Thèmes : ventes en recul, libraires fragilisés, concentration chez les éditeurs, intelligence artificielle.
  • Le CNL fête ses 80 ans et organise à Paris le Netflix Book Festival.

Régine Hatchondo dirige le Centre national du livre (CNL) depuis 2020. Son entretien radiophonique est titré « 2026 est une année de bascule pour l’édition ». La présentation de l’émission décrit en France un livre en assez mauvaise passe, avec un marché dont l’allure a nettement baissé après les années de rebond qui ont suivi le Covid.

Un entretien de quinze minutes sur France Inter

La présidente du CNL était l’invitée de France Inter, dans l’émission On n’arrête pas l’éco du samedi 17 octobre 2026. Ce numéro réservait un focus à l’édition, composé d’un reportage sur les agents littéraires suivi de cet entretien, qui dure quinze minutes.

Claire Chaudière et Dominique Seux lui posaient les questions. La présentation de l’émission rappelle qu’on a souvent prédit la fin du livre, à tort, mais que le secteur traverse en France une assez mauvaise passe. Elle demande comment expliquer un ralentissement très net du marché, et quel effet l’intelligence artificielle aura sur l’avenir de l’édition. Le descriptif ne détaille pas les réponses de l’invitée ; seul l’intitulé de l’entretien est connu.

Un marché qui freine, des libraires sous tension

Le programme annonce plusieurs sujets : un coup de frein sur les ventes, des libraires indépendants fragilisés, des prises de contrôle et une concentration chez les éditeurs. Il pose aussi, plus largement, la question de l’avenir de l’économie du livre, dans une période qu’il juge assez mouvementée.

Microphone de studio argenté sur suspension, avec filtre anti-pop, devant un arrière-plan flou de studio éclairé par des écrans.
Un microphone de studio avec filtre anti-pop, dans une pièce aux écrans allumés et aux silhouettes floues. Photo : Erik Dávalos / Pexels

La séquence de ralentissement succède au rebond d’après la crise sanitaire. Dans ce paysage, les libraires indépendants sont cités parmi les maillons affaiblis, tandis que les éditeurs voient leur secteur se regrouper autour de quelques acteurs, par le jeu des rachats.

Agents littéraires, anniversaire et Netflix Book Festival

Le même numéro de l’émission regarde d’autres évolutions du secteur :

  • un reportage de 9 minutes présente les agents littéraires comme de nouveaux intermédiaires de l’édition, qui négocient des contrats et accompagnent les auteurs ;
  • le CNL fête son 80e anniversaire ;
  • il organise à Paris, durant le week-end de l’émission, le Netflix Book Festival, consacré au succès des adaptations littéraires, qu’elles passent par le grand ou le petit écran.

L’invitation de la présidente coïncide donc avec les 80 ans de l’institution et avec un événement organisé à Paris autour du passage du livre à l’écran. Le dossier ne précise pas ce qu’elle a répondu sur ces points.

L’édition ne occupe pas seule ce numéro du samedi 17 octobre 2026. L’émission s’ouvre sur un détour par le Brésil, avec une chronique de 3 minutes consacrée au scandale financier Banco Master, qui percute l’élection présidentielle du pays. Suivent un débat de 15 minutes sur Nvidia, qui se demande si le fabricant de cartes à puce menace la souveraineté européenne, puis une rubrique de 3 minutes sur le forfait mobilité durable pour les trajets en trottinette électrique.

Chaque semaine, les deux intervieweurs proposent aussi des lectures pour prolonger l’émission. Claire Chaudière recommande une tribune sur l’intelligence artificielle, signée par Marine Collins Ragnet et Katerina Siira dans Le Monde le 10 octobre, qui soutient que l’Europe ne peut pas attendre que les risques deviennent plus évidents. Dominique Seux choisit un essai d’Eric Hazan paru aux Éditions de l’Observatoire, intitulé Veut-on sacrifier les classes moyennes ?

Photo : JINGQIN LIN / Pexels